Slide background

Voilà les gestes à faire et ne pas faire si vous assistez à une crise d’épilepsie.


Les premiers réflexes face à une personne qui perd connaissance et convulse ne sont pas forcèment les bons. Voilà les gestes à faire et ne pas faire si vous assistez à une crise d’épilepsie.

 

  • 300 000 personnes souffrent d’épilepsie au Canada. Pourtant, cette maladie neurologique qui tire son nom du grec « epilambanein » (« attaquer par surprise ») reste encore mal connue et entourée de nombreuses idées reçues. Dans sa forme la plus spectaculaire, elle se manifeste dans un premier temps par une perte de connaissance suivie d’une phase de 10 à 20 secondes de raidissement du corps, de crispation des mâchoires et d’une suspension de la respiration. Puis suivent des mouvements convulsifs souvent impressionnants. La crise s’accompagne parfois d’une sécrétion de salive, d’une morsure de la langue, voire d’une urination. La peur peut alors tétaniser les témoins de ces scènes, et, malgré la bonne volonté, certains gestes peuvent faire pire que mieux.

 

Pendant la crise

 

  • Même si ce n’est pas toujours facile, la première chose à faire est de ne pas paniquer. Si la personne est debout, il est important de faire en sorte d’amortir la chute. Allongez-la, en protégeant sa tête avec un coussin ou, à défaut, un vêtement replié. Quand la personne perd connaissance, il faut la placer sur le côté en position latérale de sécurité comme lors de n’importe quelle situation d’urgence. C’est le moment le plus dangereux pendant lequel les muscles se relâchent et où apparaissent des risques d’obstruction des voies aériennes ou de reflux gastrique.
  • Si vous êtes témoin d’un épisode épileptique, écartez les objets qui pourraient blesser le malade. Mais n’entravez pas ses mouvements pendant les convulsions. Contrairement à une idée répandue, la langue ne peut pas être coupée ou avalée, rien ne sert donc de placer un mouchoir ou ses doigts entre les dents.
  • Et, même si ce n’est peut être pas le premier réflexe que vous aurez, il peut être utile de noter l’heure du début de la crise pour vérifier que la personne a bien repris conscience dix minutes environ après la fin des secousses.
  • Après la crise, quand la personne se réveille, elle n’a pas conscience de ce qu’il s’est passé. Il faut la resituer dans l’espace et dans le temps et la rassurer. La personne épileptique a ensuite essentiellement besoin de repos. Elle se plaint souvent de douleurs, maux de tête, douleur de la langue, courbatures musculaires, ou liées à la chute ».

 

Quand appeler les secours?

 

    Dans le cas d’une personne accompagnée par un proche qui la connaît, pas de souci, elle saura gérer mais si vous assistez à une crise d’épilepsie d’une personne seule, c’est de votre devoir d’appeler les secours car on ne sait jamais comment ça va se passer et si une deuxième crise va survenir dans la foulée. Une crise qui dure plus longtemps que d’habitude ou une blessure pendant cet épisode, sont deux autres raisons de consulter un médecin.

 

Menu